En France, l'obligation de facturation électronique arrive par étapes à partir du 1er septembre 2026 : émission obligatoire pour les grandes entreprises et les ETI, réception généralisée à toutes les entreprises assujetties à la TVA. Pour beaucoup de transporteurs, PME et TPE en tête, le sujet reste abstrait tant qu'il n'a pas été vécu de l'intérieur. En Belgique, il l'a déjà été. Depuis le 1er janvier 2026, la facturation électronique B2B y est obligatoire via Peppol, un réseau européen normé qui permet aux entreprises d'échanger leurs factures directement entre systèmes, sans PDF ni ressaisie. Des entreprises de transport comme Transport Schreurs sont passées de l'autre côté depuis plusieurs mois. Leur retour d'expérience, recueilli avec Dashdoc, plateforme TMS européenne qui accompagne la transition dans les deux pays, donne un aperçu concret de ce qui attend les transporteurs français.

Une PME belge qui roule aussi vers la France

Transport Schreurs est une société de transport national et international basée à Welkenraedt, en Belgique. Cette PME dessert le Benelux ainsi que plusieurs régions françaises, et une partie de son activité est donc directement concernée par la réforme française à venir, en plus de l'obligation belge déjà en vigueur depuis janvier.

L'entreprise a lancé les démarches fin novembre 2025, pour une mise en route complète mi-janvier 2026. Un délai qui ne tient pas à la complexité du dispositif, mais à l'afflux de demandes auprès des prestataires dans les semaines précédant l'échéance belge. C'est d'ailleurs le premier enseignement que Nicolas Vanderthommen, de Transport Schreurs, retient pour les transporteurs français : il vaut mieux s'y prendre tôt, avant que la demande ne sature les capacités des prestataires.

Avant Peppol, imprimer, mettre sous pli, expédier

Avant la bascule, Transport Schreurs facturait comme la grande majorité des transporteurs français aujourd'hui : facture imprimée, envoi par la poste ou par mail. Un fonctionnement qui prenait plus de temps, consommait plus de papier, et laissait peu de visibilité une fois la facture partie. Ni accusé de réception, ni suivi d'ouverture, ni alerte en cas de blocage : la facture disparaissait dans le circuit du client jusqu'au paiement, ou jusqu'à la relance.

La prise en main du module de facturation électronique Dashdoc

Une fois l'inscription effectuée sur la plateforme belge Peppol, la bascule vers le module de facturation Dashdoc a été rapide. Selon Transport Schreurs, la prise en main a été simple dans l'ensemble, dès que les prérequis administratifs étaient réglés. C'est un point que l'on retrouve chez la plupart des transporteurs qui passent à la facturation électronique avec Dashdoc : la complexité perçue tient surtout à la partie réglementaire (inscription, codes d'accès, identifiants), pas au module Dashdoc lui-même. Une fois ces étapes passées, l'envoi de la première facture électronique se fait en quelques clics.

Lever les appréhensions grâce à l'accompagnement

La facturation électronique a la réputation d'être compliquée à mettre en place, voire source d'appréhension. Transport Schreurs confirme qu'un temps d'adaptation a été nécessaire, notamment pour vérifier que les factures étaient bien transmises et reçues par les autres entreprises. Il a fallu environ deux mois en Belgique pour que l'ensemble de l'écosystème, clients, fournisseurs, partenaires, soit à jour et opérationnel sur Peppol.

Nicolas Vanderthommen, des Transports Schreurs, résume cette période :

Il nous a fallu un petit temps d'adaptation et surtout être sûr que tout fonctionnait bien et que les factures étaient bien transmises aux autres sociétés. Dashdoc nous a bien aidés, via des vidéos explicatives et des formations en ligne.

Nicolas Vanderthommen

Pendant cette phase de transition collective, l'accompagnement de Dashdoc (vidéos explicatives, formations en ligne) a permis à l'entreprise d'avancer en toute sérénité.

Suivi des factures électroniques et délais de paiement : ce qui a changé au quotidien

Au-delà de la conformité réglementaire, Transport Schreurs observe deux effets concrets depuis le passage à la facturation électronique. D'abord, un changement dans les délais de paiement de ses clients. Ensuite, et surtout, du temps gagné au quotidien.

Concrètement, Dashdoc permet aux transporteurs de suivre en temps réel le statut de leurs factures électroniques (envoyée, reçue, ouverte, payée) directement depuis leur TMS, sans relance manuelle ni coup de fil pour savoir où en est un dossier.

Le conseil des Transports Schreurs aux transporteurs français

Interrogé sur le conseil qu'il donnerait à un transporteur français qui doit se lancer d'ici septembre, Nicolas Vanderthommen est catégorique :

Il faut s'y prendre à l'avance et ne pas se laisser déborder. Avoir les armes en main avant que tout commence, et ça ira sans souci.

Nicolas Vanderthommen

Ce que ça signifie pour les transporteurs français

Le calendrier français suit une logique proche de celle vécue par la Belgique, avec un décalage de quelques mois. À partir du 1er septembre 2026, les grandes entreprises et ETI devront émettre leurs factures au format électronique, et toutes les entreprises assujetties à la TVA, PME et TPE du transport comprises, devront être en mesure d'en recevoir. L'obligation d'émission s'étendra aux PME et micro-entreprises au 1er septembre 2027.

Nous détaillons ce calendrier, les formats acceptés (Factur-X, UBL, CII) et le rôle des plateformes de dématérialisation partenaires (PDP) dans notre guide complet sur la réforme de la facturation électronique transport.