Facturation électronique : le témoignage de Move4you (Belgique), déjà passé par cette transition avec Dashdoc, avant l'échéance française de 2026. (146 caractères)

Le 1er septembre 2026, toutes les entreprises françaises assujetties à la TVA devront pouvoir recevoir leurs factures au format électronique. Un an plus tard, ce sera au tour des PME et indépendants d'émettre les leurs dans ce même format. Entre ces deux dates, beaucoup de transporteurs se demandent comment s'organiser, quel logiciel choisir, et si la transition sera aussi lourde qu'elle en a l'air.

En Belgique, la question ne se pose plus. La facturation électronique y est obligatoire depuis le 1er janvier 2026. Lionel Hentjens, directeur de Move4you, société de transport de véhicules basée en Belgique, est passé par cette transition avant nous. Client de Dashdoc, plateforme TMS (Transport Management System), depuis 2022, il a vécu ce changement de l'intérieur. Son témoignage, recueilli lors d'un webinaire organisé par Dashdoc et l'OTRE, donne un aperçu concret de ce qui attend les transporteurs français.

Facturation électronique en France : le calendrier de la réforme

La réforme française de la facturation électronique repose sur deux échéances. À partir du 1er septembre 2026, toutes les entreprises devront être en mesure de recevoir leurs factures fournisseurs au format électronique, et les grandes entreprises ainsi que les ETI devront émettre les leurs dans ce même format. Un an plus tard, au 1er septembre 2027, l'obligation d'émission s'étendra aux PME, TPE et indépendants.

Concrètement, une facture papier ou un simple PDF envoyé par e-mail ne suffira plus. Les factures devront être structurées, aux formats reconnus par l'administration fiscale (Factur-X, UBL ou CII), et transiter par une plateforme de dématérialisation partenaire (PDP), un opérateur privé agréé par l'État, ou par le portail public de facturation (PPF), qui joue le rôle d'annuaire central et concentre les données pour l'administration fiscale.

En Belgique, l'obligation est déjà en vigueur

Le scénario est similaire chez nos voisins belges, avec un peu d'avance. La loi du 6 février 2024, précisée par l'arrêté royal du 8 juillet 2025, impose depuis le 1er janvier 2026 à toute entreprise assujettie à la TVA et établie en Belgique d'émettre et de recevoir des factures électroniques structurées pour ses opérations B2B. Le format retenu est la norme européenne EN 16931, transmise via Peppol, le réseau européen d'échange de factures électroniques entre entreprises.

L'administration belge a annoncé fin 2025 une tolérance de trois mois pour les entreprises capables de démontrer qu'elles avaient engagé les démarches à temps. Passé ce délai, les sanctions grimpent vite : 1 500 euros pour un premier manquement, 3 000 euros pour le second, 5 000 euros à partir du troisième.

Move4you, le témoignage d'un transporteur déjà passé de l'autre côté

Move4you est une PME belge spécialisée dans le transport de véhicules, camions, tracteurs, engins, essentiellement pour des opérations d'import sur la zone Benelux, avec parfois des missions vers le reste de l'Europe. Client Dashdoc depuis 2022, l'entreprise a vécu de l'intérieur le passage à la facturation électronique.

Avant Dashdoc, la facturation reposait sur un enchaînement d'étapes manuelles. Move4you n'avait pas de logiciel de gestion intégré (ERP) et gérait tout avec une plateforme maison, une extraction mensuelle des commandes, une validation des lettres de voiture une par une, puis une facture montée dans un fichier Excel, transformée en PDF et envoyée par e-mail.

Ça prenait énormément de temps, on perdait en lisibilité. — Lionel Hentjens

La mise en place de Dashdoc, elle, s'est faite rapidement. L'entreprise a pu envoyer ses premières factures électroniques dès le 1er janvier, accompagnée de quelques sessions de suivi pour ajuster la configuration du modèle de facture.

Les bénéfices ont dépassé la simple mise en conformité. Le nouveau format, identique pour tous, a rendu la relation avec les clients plus transparente : dès qu'une facture est envoyée, tout le monde le sait, ce qui a permis à Move4you de revoir ses conditions de paiement.

J'en ai profité pour revoir mes conditions de paiement, on est passés de 30 à 20 jours », explique Lionel Hentjens, qui a aussi resserré la fréquence de sa facturation pour lisser sa trésorerie. — Lionel Hentjens

Interrogé sur le conseil qu'il donnerait à un transporteur français qui démarre, sa réponse dépend de la situation de chacun.

Il faut d'abord voir la taille de votre entreprise. Si vous utilisez encore le papier, l'avantage de Dashdoc, c'est qu'il ne fait pas que la facturation électronique, il fait l'ensemble. — Lionel Hentjens

Avec le recul, Lionel Hentjens ne décrit pas cette transition comme une montagne à franchir.

Tout changement, c'est toujours un défi humain. Nous, on en a profité pour passer trois étapes en avance. Maintenant, tout le monde parle le même langage. — Lionel Hentjens